Réserve naturelle de Harrat al-Harra : la première réserve naturelle du Royaume
La réserve naturelle de Harrat al-Harra est l’une des plus importantes réserves naturelles du Royaume d’Arabie Saoudite. Elle est située dans la partie nord-ouest du pays, à la frontière avec la Jordanie. Fondée en 1987, elle est la première réserve créée par l’Autorité nationale pour la protection de la vie sauvage, et relève actuellement de l’Autorité du développement de la réserve du roi Salmane ben Abdelaziz.
Localisation et superficie
La réserve de Harrat al-Harra s’étend sur une vaste superficie de 13 775 kilomètres carrés, à l’est de la vallée de Sirhan. Son relief se caractérise par un plateau volcanique recouvert de roches basaltiques noires, accompagné de plusieurs montagnes volcaniques basses dont les altitudes varient entre 800 et 1 150 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ce paysage naturel unique confère à la réserve un charme distinctif, différent de tout autre endroit du Royaume.
Flore
Malgré la nature volcanique hostile, la réserve abrite une flore diversifiée et remarquable. On y trouve en abondance des plantes pérennes et annuelles dans les lits des oueds et leurs abords, notamment l’Atriplex (Tarfa), l’Eriat, le Lycium, ainsi que de nombreux arbustes et herbes saisonnières qui poussent après les pluies, apportant des touches de vert au paysage volcanique noir.
Faune
La réserve de Harrat al-Harra est le foyer de nombreuses espèces animales sauvages rares et menacées d’extinction. Parmi les animaux vivant dans la réserve figurent l’oryx d’Arabie (gazelle des sables), le loup arabe, le renard roux et le renard des sables, la hyène rayée, le lièvre, et le gerboise. En ce qui concerne les oiseaux, la réserve abrite des espèces importantes comme l’outarde houbara menacée d’extinction, l’aigle royal majestueux, le courvite, ainsi que neuf espèces différentes de gangas.
Cette diversité biologique fait de la réserve une destination idéale pour les amateurs de nature et de vie sauvage, notamment pour observer les oiseaux migrateurs qui s’y arrêtent lors de leurs voyages saisonniers.
Importance environnementale
La réserve de Harrat al-Harra joue un rôle vital dans le maintien de l’équilibre écologique de la région. Elle contribue à protéger les espèces menacées et à les réintroduire dans leur milieu naturel. De plus, les sols volcaniques filtrent naturellement les eaux souterraines, améliorant ainsi la qualité de l’eau dans la région.
La réserve est gérée dans le cadre de l’Autorité du développement de la réserve du roi Salmane ben Abdelaziz, qui œuvre au développement de programmes environnementaux et touristiques durables au sein de la réserve.
Visiter la réserve
Les visiteurs peuvent profiter de safaris terrestres et de camping dans les zones désignées à l’intérieur de la réserve, tout en respectant les consignes de sécurité et de protection de l’environnement. Il est recommandé de visiter la réserve pendant les saisons printanières et automnales, lorsque les conditions climatiques sont modérées et propices à l’exploration de la beauté unique du paysage volcanique.
Questions fréquentes sur la réserve de Harrat al-Harra
Où se trouve la réserve de Harrat al-Harra ?
La réserve de Harrat al-Harra est située dans le nord-ouest du Royaume d’Arabie Saoudite, à la frontière avec le Royaume hachémite de Jordanie, à l’est de la vallée de Sirhan.
Quand la réserve de Harrat al-Harra a-t-elle été fondée ?
La réserve de Harrat al-Harra a été fondée en 1987 et est la première réserve naturelle créée en Arabie Saoudite.
Quelle est la superficie de la réserve de Harrat al-Harra ?
La superficie de la réserve est d’environ 13 775 kilomètres carrés.
Quels animaux vivent dans la réserve de Harrat al-Harra ?
La réserve abrite de nombreuses espèces animales, dont l’oryx d’Arabie, le loup arabe, le renard roux et le renard des sables, la hyène rayée, le lièvre, et le gerboise, ainsi que des oiseaux comme l’outarde houbara et l’aigle royal.
Peut-on visiter la réserve de Harrat al-Harra ?
Oui, il est possible de visiter la réserve pour profiter de la nature et observer la vie sauvage. Il est conseillé de s’y rendre au printemps ou en automne pour des conditions climatiques modérées.