Des données officielles publiées par l’Autorité générale des statistiques, ce mercredi 10 juin 2026, ont révélé une hausse de la valeur des exportations non pétrolières (y compris la réexportation) au cours du premier trimestre de l’année en cours, atteignant environ 86,1 milliards de riyals, enregistrant une croissance de 6% par rapport à la même période en 2025.
Cette augmentation confirme la poursuite du processus de diversification économique en Arabie Saoudite, dans le cadre des objectifs de Vision Saoudienne 2030, qui vise à porter la part des exportations non pétrolières à 50% du PIB non pétrolier d’ici la fin de la décennie actuelle.
Détails des exportations — que disent les chiffres ?
Selon les données préliminaires, le total des exportations non pétrolières (marchandises) au premier trimestre 2026 s’est élevé à environ 86,1 milliards de riyals, contre environ 81,2 milliards de riyals au premier trimestre 2025 — soit une différence d’environ 4,9 milliards de riyals en seulement 12 mois.
Cette croissance est principalement attribuée à :
- la hausse des exportations pétrochimiques après l’amélioration de leurs prix sur les marchés mondiaux ;
- l’augmentation de la demande en matériaux de construction des marchés du Golfe et d’Afrique ;
- la croissance des exportations de produits alimentaires transformés saoudiens vers les pays voisins ;
- l’expansion de la réexportation via les ports saoudiens, qui connaissent une forte croissance logistique.
Les exportations non pétrolières avaient déjà atteint 80,7 milliards de riyals (+13%) au premier trimestre 2025, ce qui signifie que l’Arabie Saoudite maintient une tendance de croissance ascendante pour cet indicateur clé.
Analyse et impact — comment cela se reflète-t-il sur les citoyens et résidents ?
La hausse des exportations non pétrolières n’est pas qu’un simple chiffre dans un rapport gouvernemental — elle a des effets directs sur la vie des habitants en Arabie Saoudite :
- Création d’emplois : chaque augmentation des exportations signifie l’expansion des usines et des installations de production, créant des milliers d’emplois dans les secteurs de la fabrication, de la logistique et du transport.
- Soutien à l’économie locale : la diversification des sources de revenus réduit la dépendance au pétrole et rend l’économie plus stable face aux fluctuations des prix de l’énergie.
- Partenariats internationaux : l’ouverture de nouveaux marchés d’exportation renforce la réputation des produits saoudiens à l’échelle mondiale, attirant davantage d’investissements étrangers.
- Réduction du déficit budgétaire : l’augmentation des revenus non pétroliers aide à atteindre l’équilibre financier et à réduire l’endettement.
Il est intéressant de noter que cette croissance survient malgré le recul de l’indice de la production industrielle en avril 2026 de 19,1%, affecté par la baisse de l’activité minière de 29,9%. Cela signifie que les exportations non pétrolières affichent une plus grande résilience et une diversification accrue de leur base de produits.
Exportations non pétrolières et Vision 2030 — la voie vers 50%
La Vision Saoudienne 2030 vise à porter les exportations non pétrolières à 50% du PIB non pétrolier d’ici 2030. Avec environ 86 milliards de riyals enregistrés au seul premier trimestre, l’Arabie Saoudite se dirige résolument vers cet objectif ambitieux.
Les secteurs contribuant à cette croissance incluent :
- Industries manufacturières : pétrochimie, engrais, produits pharmaceutiques et produits alimentaires.
- Logistique : réexportation via les ports saoudiens en pleine expansion.
- Technologie : exportations de services numériques et technologiques en croissance.
- Agriculture : produits agricoles transformés trouvant des marchés régionaux en expansion.
Le Programme des exportations saoudiennes (plateforme “Made in Saudi”) est un moteur clé pour soutenir les exportateurs en offrant un financement, des garanties et une assurance contre les risques, encourageant ainsi les petites et moyennes entreprises à se tourner vers les marchés étrangers.
Conclusion — Que signifie cela pour le lecteur ordinaire ?
En bref : l’Arabie saoudite construit une économie qui ne dépend pas uniquement du pétrole. Chaque produit saoudien exporté — qu’il s’agisse de pétrochimie, de matériaux de construction ou de denrées alimentaires — est une étape vers un avenir économique plus stable et diversifié.
L’augmentation des exportations non pétrolières à 86,1 milliards de riyals au premier trimestre 2026 n’est pas une simple nouvelle économique passagère — c’est un indicateur clair que la transformation du Royaume d’une économie pétrolière vers une économie industrielle et technologique est en marche. Avec la poursuite des investissements dans les infrastructures et la logistique, nous nous attendons à ce que ces chiffres continuent d’augmenter dans les prochains trimestres.
En fin de compte, les véritables gains sont les opportunités d’emploi, la stabilité économique et la confiance mondiale dont bénéficient les citoyens et résidents du Royaume.
